Héraclite affirmait il y a des siècles : « Rien n’est permanent sauf le changement. Seul le changement est éternel ». Et voici depuis quelques années, que nous entendons, dans notre environnement de travail, parler de Gestion et conduite du changement. Il était temps.

Pourquoi opérer un changement ?

Parce que de la gestion du changement dépend l’atteinte des résultats. Démonstration.

Commençons par définir le changement, dans le monde économique.

« Le changement est une rupture entre un existant, obsolète, et un futur, synonyme de progrès ». Cette rupture peut être d’ordre incrémental ou radical ; elle est incrémentale lorsqu’elle implique une exploitation optimisée du business model actuel de l’entreprise, comme c’est le cas des mesures d’excellence opérationnelle par exemple ; radicale lorsqu’elle est le fruit d’une exploration au-delà des frontières du business model développé jusque-là, citons les exemples de transformation de la chaîne de valeur, les opérations de croissance externe, le développement de nouvelles technologies,…

Un tel changement bouleverse l’équilibre global de l’entreprise. Il doit être préparé et surtout être implémenté avec beaucoup d’adresse auprès du personnel et des stakeholders externes mais également s’inscrire dans une dynamique cohérente avec l’image et la raison d’être de l’entreprise. Nous parlons souvent de l’alignement des 7S de McKinsey. En résumé, la stratégie, la structure, les systèmes, le staff (personnel), les skills (compétences), le style et les shared values (valeurs partagées) doivent être adaptés avec la même vision.

Votre entreprise est-elle résistante au changement ? Pour que chaque partie prenante participe et adhère à un processus de changement, il est important de connaître les réponses aux questions telles que :

  • Est-ce que les collaborateurs concernés comprennent pourquoi le changement est nécessaire ?
  • Est-ce qu’ils comprennent ce qu’ils vont devoir changer ?
  • Peuvent-ils croire qu’ils peuvent s’adapter aux changements ?
  • Peuvent-ils croire qu’ils obtiendront suffisamment de soutien et de moyens ?

Tout ceci semble tellement logique, alors pourquoi n’y pense-t-on que récemment ?

Parce qu’il y a urgence. Parce que l’environnement concurrentiel est exacerbé. Parce que les pensées et réseaux sont mondiaux. Parce que les stratégies sont de plus en plus complexes à élaborer et donc à mettre en œuvre. Parce qu’une entreprise aujourd’hui, devient flexible, agile et proactive ou disparaît. Bref, il y a urgence, parce qu’il y va de la survie de nos acteurs économiques.

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