Bien-être au travail, un rôle d’équilibriste pour l’employeur - Entre obligations légales et marché du travail en pleine mutation.

Cela fait plus de 25 ans que le législateur belge se préoccupe des questions liées au bien-être au travail qu’il définit comme « l’ensemble des facteurs relatifs aux conditions de travail dans lesquelles le travail est exécuté ».

En Belgique, l’employeur a l’obligation de mettre en place une politique de prévention destinée à prévenir les risques et les dangers dans le cadre du travail. Cette obligation découle du Code sur le bien-être au travail issu de la loi du 4 aout 1996.

Et pourtant, les indicateurs du bien-être au travail tels que l’incapacité de travail de longue durée ne vont pas dans le bon sens bien au contraire.

Entre 2005 et 2020, ce taux a littéralement explosé passant de 5.4% à 10.7% (pourcentage de l’emploi, chômeurs compris) avec en tête de liste les maladies mentales comme première cause d’incapacité (36.1% du total en 2020).

Bien que ce Code sur le bien-être au travail englobe 7 aspects (sécurité au travail, protection de la santé du travailleur, ergonomie, hygiène du travail, embellissement du lieu de travail, environnement et aspects psychosociaux du travail), il semble que l’employeur ne parvienne pas à prévenir les risques psycho-sociaux.

La tâche est en effet ardue car la liste des obligations légales est déjà très longue et une fois celles-ci couvertes, l’essentiel reste à faire pour l’employeur : définir sa propre politique de bien-être au travail. Celle qui le différenciera et qui fera de son entreprise un lieu où bien-être et épanouissement sont au rendez-vous. Une politique faite, non pas de belles paroles, mais de mesures concrètes qu’il pourra mettre en avant pour recruter les talents recherchés et les fidéliser.

Dans un contexte de pénurie de travailleurs pour de nombreux secteurs, c’est aujourd’hui un ENJEU MAJEUR pour tout employeur face à des candidats qui attendent bien plus que la promesse d’un salaire.

Dans une PME, la personnalité du fondateur joue un rôle primordial sur la politique bien-être en place. C’est d’autant plus vrai en Wallonie où près de 7 travailleurs sur 10 sont employés par une entreprise comptant moins de 200 travailleurs.

S’il n’y a pas de recette toute faite pour définir une politique bien-être efficace, on remarque cependant que les valeurs qui la sous-tendent sont déterminantes. Ainsi, lorsque la confiance, le respect et l’empathie font partie de l’ADN de l’entreprise et sont les valeurs véhiculées tant par la direction que les responsables des lignes hiérarchiques, les politiques « bien-être » sont ancrées plus naturellement.

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